17 décembre 2007

Brevet

Brevet

Créé en 1947 puis supprimé en 1977, puis rétabli en 1986, le diplôme national du brevet (BEPC) est un examen se déroulant à la fin du cycle secondaire. Son taux de réussite moyen est de 78,9% .Il se est composé du B2I(Brevet d’Informatique ), d’une épreuve en langue étrangère du contrôle continu et de trois épreuves : mathématiques histoire, et français. Cette dernière est généralement la plus redoutée. Elle se déroule ainsi : questions de compréhension sur un texte, réécriture puis dictée, rédaction, durée 3 h, coefficient 2. Les textes choisis pour cette épreuve appartiennent généralement à la littérature française reconnue et faisant l’unanimité, classique ou contemporaine. Ainsi, Guy de Maupassant en 2003, Edmond Rostand et J-M G Le Clézio en 2002, Jean-Claude Izzo et Alexandre Dumas en 2001, Victor Hugo en 2000, ou encore Alain Rémond, en 2005. Oui mes amis, vous avez bien lu, nos chères petites têtes blondes ont eu à planché sur ce chef-d’œuvre incommensurable de la littérature française, la « Gloire de mon père, le Château de ma Mère »breton, le « Du côté de chez Swann » armoricain, je veux bien sûr parler de « Chaque Jour est un adieu ».

Ainsi dans un souci louable de faire partager à notre jeunesse les lumières éternelles de la Littérature Française, le sujet du Brevet portant sur un extrait de ce roman permet de saisir tout à fait le sens du texte présenté, de le comprendre à fond, de l’étudier jusqu’au moindre détail, de le disséquer et de lui faire subir d’étranges expériences stylistiques. Cette analyse indispensablement sérieuse d’une telle œuvre est donc proposée dans ce sujet, à travers des questions et des exercices d’une rare poésie et d’une logique admirable. Néanmoins, parfois les questions ont besoin d’être complémentés pour explorer de façon vraiment complète l’extrait choisi. C’est ce que nous nous sommes permis de faire, voilà donc le sujet de l’épreuve du brevet de français 2005, portant sur un passage de « Chaque jour est un adieu » :

« Question 1 a) A quel temps est-écrit ce texte ?b) Donnez deux valeurs de ce temps ? » Aide : pour la question b), nous vous proposons un choix de réponse : a)la valeur travail b) la valeur imparfait d’habitude c) la valeur imparfait d’actions longues d) ce temps est immoral et n’a donc pas de valeurs.

« Question 2 : « Fallait surtout pas être pressés ». a)De quel niveau de langue relève cette phrase ?justifiez votre réponse. b) Dans le premier paragraphe relevez deux expressions du même niveau de langue. c) Pourquoi le narrateur utilise-t-il ce niveau de langue ?d) Réécrivez cette phrase dans un autre niveau de langue. » Oui c’est vrai ça, pourquoi, un tel niveau de langue et pas un autre ? Et puis est-ce qu’on n’apprécierait pas un peu mieux cette phrase dans un autre niveau de langue ? Et d’abord, est-ce bien raisonnable d’utiliser ce niveau de langue ? Justifiez vos réponses.

« Question 3 : Dans l’expression « ça impressionnait, remplacez le pronom « ça » par un substitut nominal plus approprié. »C’est tout à fait juste cette remarque. Il est vrai qu’Alain Rémond est un grand écrivain/journaliste/homme. Mais dans son œuvre, aussi admirable soit-elle, les substituts nominaux sont-ils bien appropriés ? N’en abuse-t-il pas trop, des substituts nominaux ? Ces interrogations sont elles aussi valables pour les substituts adverbiaux ? Ou pronominaux ? Et d’abord, est-ce que ça existe des substituts adverbiaux ou pronominaux ? Barème sur 3points.

Passons sur la 4 et la 5 et arrêtons nous à la sixième : « 6)Quel rapport logique unit les deux propositions de la première phrase du texte ? » Mais avant toute chose, y-a-t-il bien un rapport logique entre ces deux propositions (pour rappel « Quand on voulait se faire couper les cheveux, on allait chez le menuisier ») ? Cette phrase est-elle : a)tout à fait admirable b) admirable, sans plus c) un tout petit peu admirable d) bien, mais je trouve qu’il y a trop de substituts nominaux (rayez les mentions inutiles). « 6 b) Quel est l’effet produit ? »Autrement dit, cette phrase vous a-t-elle :a)fait rire b) rappeler des mauvais souvenirs c)je ne suis pas un grand sensible d) je n’ai pas compris la question (si vous avez répondu petit d), relevez en à la place les substituts nominaux transitifs directs du texte. En cas d’échec, passez à la question suivante, sans passer par la case prison.

« 7.a) Dans l’expression : « ils y passeraient à leur tour »(ligne 9), identifiez la forme verbale « ils y passeraient » ». Est-ce une forme verbale a) simple b) moyennement simple c) pas si simple que ça d) ce n’est pas une forme verbale, mais un substitut nominal. « 7 b) Que veut dire le narrateur par cette expression ? » Question subsidiaire : Le narrateur veut-il vraiment dire quelque chose par cette expression ? Si vous avez répondu oui, passez à la question suivante qui est la précédente, après avoir justifié votre réponse, sans utiliser de substituts nominaux. Si vous avez répondu non, vous ne pouvez pas répondre à la question 7b). Appliquez alors la même procédure que pour la question 6 ; si vous avez déjà effectué la procédure indiquée lors de votre réponse à la question 6, recommencez en relevant cette fois les substituts nominaux transitifs indirects. Si vous doutez de l’existence de substituts nominaux transitifs indirects, vous êtes un esprit tatillon. Passez alors à la question 8).

« Question 8 : Relevez quatre indices qui situent ce texte en 1952. » Précision : le fait que par une étrange coïncidence on vous pose justement cette question ne peut en aucun cas figurer comme indice. NB : Si vous n’en relevez que trois, rajoutez pour compenser deux substituts nominaux intransitifs directs.

« Question 9 : Quelles sont les deux activités pratiqués dans la cour du boucher ? »Coup de pouce : ce n’est pas de l’aquagym. « 9.b) Dans la phrase « Mais la cour du boucher, c’était aussi le rite de la lessiveuse » (ligne 14), justifiez l’emploi des liens logiques « mais » et « aussi » ». Questions complémentaires : « Mais » et « aussi » sont-ils réellement des liens logiques ? Ne serait-ce plutôt des substituts nominaux adjectivaux ? Si oui, cela ne prouve-t-il pas qu’Alain Rémond abuse des substituts nominaux de toutes sortes ? Tirez en des conclusions logiques en vous servant des mots « gratte-papier », »écrivaillon » « indigne », « pathétique », « France-Soir ». (Sur 3pts)

« Question 10.a) Quelle figure de style constitue l’expression « un feu d’enfer » ». Faisceau d’indice :a)un triple salto cabré b) je ne voudrais pas paraître lourd, mais je crois bien que c’est un substitut nominal c)une métaphore. « 10.b) Expliquez l’expression « le rite de la lessiveuse .c) Faîtes une phrase ou le mot « rite » sera employé dans un autre contexte » Coup de pouce : exemple de phrase : J’ai fais une phrase ou le mot rite est employé dans un autre contexte.

« Question 11.a) Dans le passage des lignes 17 à 22 relevez des répétitions de verbes conjugués à des modes différents. b) Par ces répétitions que cherche à exprimer le narrateur ? » Questions bonus : De cette façon, le narrateur ne va-t-il pas mettre des significations obscures un peu n’importe où ? Est-ce bien sérieux de mettre des sens cachés en plein milieu d’une répétition de verbes conjugués à des modes différents (ligne 17 à 22) ? ».

Dernière question : Qu’avez-vous pensez de ce texte ? Etait –il a) affligeant b) un peu affligeant c) beaucoup affligeant d) un tout petit peu affligeant mais moi j’ai bien aimé le passage où il tue l’agneau e) serait-il déplacé de reparler de l’abondance excessive de substituts nominaux ?

Pour finir, rédaction : A l’aide du texte d’Alain Rémond, en respectant le style de l’auteur, la ponctuation, la syntaxe, mais surtout l’ambiance du texte présenté, racontez vos vacances en 2O lignes. Sujet facultatif : « L’emploi des substituts nominaux, un tabou dans les sociétés occidentales ? »

Voilà, tout est clair je pense, dans deux heures et demi je ramasse les copies, bonne chance, Brichot et Cottard, c’est bien, vous avez gagné, vous viendrez me voir en heure de retenue lundi de quatre heures et demi à cinq heures et demi.

2 commentaires:

prout a dit…

nul a chier

prout

Baptman a dit…
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