30 juillet 2007

Vacances


Vacances

Le récit par Alain Rémond de ses vacances bretonnes dans « Marianne » a soulagé ma conscience de dur travailleur méritant du moindre soupçon de lâche oisiveté et de fainéantise excessive et c’est le cœur léger que je peux vous dire aujourd’hui que moi aussi, je vais prendre quelques jours de congé. Et oui mes amis, hélas, hélas, hélas, hélas, trois fois hélas, vous serez privés pendant quelques temps de la voix bienfaitrice du philorémondisme triomphant (au passage, je note que même l’incorruptible Charles Bremmer, toujours prêt à râler contre les grèves su secteur public est parti lui aussi se mettre au vert, feignasse). Cependant, ne vous inquiétez pas, pour vous faire patienter, bande de petits malins, sentant bien votre esprit taquin de joueur rigolard avide de se divertir pour pas cher en cet été pourri ressurgir, voilà pour vous un ô combien amusant petit exercice ludique. Il s’agit de deviner (hi !hi !) où se trouve mon lieu de villégiature (vous saisissez le côté follement trépidant de la chose) à l’aide, qu’est ce qu’on se marre, de deux indices bienvenus, je le sens : l’étrange photo ci-dessus ainsi que cette phrase mystérieuse digne du Père Fouras « Entre Pétrarque, Begnini et Machiavel » (ha !ha ! c’est quand même autre chose que la Carte aux Trésors ).

Pour tous les petits futés qui trouveraient la solution, ce qui je dois dire me stupéfierais fortement , ils seront, les petits veinard, gratifiés en plus de mes plus sincères félicitations et de ma franche admiration de, c’est à peine croyable 200 000€ * ! A bientôt et bonnes vacances !

*Après tirage au sort. Le ou les éventuels gagnants après avoir fait valoir leur droit peuvent en effet participer à un tirage au sort (le coût du billet est environ de 199 999€ l’unité). Une fois acquis, le ou les billets ne sont ni repris ni échangés. Le tirage au sort aura lieu le 31 Janvier 2016 en présence de Me Lefonthin, huissier de justice aux îles Caïman. Le bienheureux gagnant remportera la somme de 200 000€, une fois déduits de celle-ci les frais d’huissier (montant non communiqué). Bonne chance.

23 juillet 2007

Téléphone

Téléphone

Après Nicolas Sarkozy, dont les humeurs matinales nous sont racontées cette semaine par Alain Rémond dans « Marianne », c’est François Fillon et son réveil de faire l’objet d’une enquête exclusive. Un document exceptionnel de nos équipes d’investigation reproduit ci-joint :

« Il est tôt. 6h du matin. A l’Hôtel Matignon, le Premier Ministre vient de se réveiller. Son épouse, Pénélope, elle, dort encore. Le silence qui règne jusqu’alors est troublée soudain par le bruit familier du téléphone. François sursaute. Son sourcil (celui du milieu) se lève. Une lueur s’allume dans son œil. Il n’ose y croire. Il décroche. Fausse alerte. C’est Philippe Douste-Blazy. Il dit qu’il veut postuler pour une place d’attaché parlementaire. Non, lui répond poliment Fillon. Il raccroche. Le Premier Ministre est déçu. Il s’ « Zut », se dit-il « j’aurais du inviter Doute à faire un scrabble jeudi. Tant pis, je vais devoir jouer avec Devedjian. ». Dans la chambre, l’agitation retombe. L’ennui revient. « Tiens, si j’allais regardé l’enregistrement de Thalassa de vendredi », se dit-il.Heureusement, le téléphone sonne. Tout excité, il décroche. C’est Guéant « Allô ? Ah c’est vous Claude. Bonjour.-Oui, salut, machin. Dis donc, tu serais gentil, tu m’apporterais un petit café.-Co…co…comment ?-Ben je sais pas moi, un déca ? - Quoi ? Mais vous avez vu l’heure, Claude ?-Oui, c’est vrai que c’est un peu tôt pour un café - Non, mais c'est-à-dire que je ne suis pas à l’Elysée, là - Ah, bon très bien. Je patienterai. Ben en passant, tu me prendras trois croissants, hin ? Merci - Bien, bien, Claude, je fais au plus vite- C’est ça, à plus ». « Non mais quel culot, quand même ce Guéant » pensa tout-haut Fillon. Pas le temps de philosopher, c’est encore le téléphone. « Quoi ? t’en veux quatre de croissants !explose le premier ministre. Ah, c’est vous Philippe. Non, pas de poste de médecin traitant à l’Elysée. Désolé. Oui. Soyez digne. Regardez Lellouche. Oui. Ca vous dit un Scrabble jeudi ? Non ? Ah. « Les experts ». Je vois. Bien. A bientôt. ». Quoi, encore le téléphone, on se croirait au PS, dis donc. « Allô ? Han ! Bon, bon, bonjour Monsieur le Président. Oui, les croissants arrivent, monsieur le président. Comment ? Oui. Attendez, je vais lui demander… ». « Pénélope ! » »Réveille-toi ». « J’ai le président en ligne ! Oui, le gars de la télé. Oui. Il demande si, grâce à tes origines anglaises, tu n’aurais pas déjà lu le dernier Harry Potter. Il veut s’en servir pour faire pression sur Robert Hue pour qu’il entre à la commission parlementaire sur le Tour de France. Non ? Bon tant pis. »-« Allô, Monsieur le Président. Et non, Monsieur le Président. Oui. Peut-être faudrait-il demander à Gordon Brown. Oui. Merci, monsieur le président. A tout de suite monsieur le président. »-« Oui, Philippe. Quoi ? Un emploi de jardinier…euh, je me renseignerais. Oui, à bientôt »-« Allô. Ben, c’est la journée, dis-donc. Oui ? Ah c’est vous Rachida Dati. Quoi encore un ? Pfft. Pourquoi est-il démissionné celui-là ? Hum, hum. Bien. Pour le remplacer ? Moi ? Ah, ah. Mais j’ai un métier quand même. Premier Ministre, vous vous souvenez ? Par contre, je crois que Philippe Douste-Blazy…Ah excusez moi. Un double appel. »-« Ah, c’est vous, Claude. Un quatrième croissant. OK. A tout de suite. »-Quoi encore !-« Allô ! Tata Yvonne ? Oui. Oublier ton anniversaire ? Non ? Attends, excuse moi.-« Allo ! La boucherie Sanzot ? Non, je regrette. Ah, ah très drôle, Jean-Pierre. Oui mais vous êtes co-président de l’UMP, quand même. Comment ça, justement ? Ah. 4 croissants et un pain au chocolat ? Très bien. A tout de suite. »-« Allô Tata ? Non, patiente un peu. »-« Rachida ? Comment ça. Très bien…un beignet aux pommes. C’est noté. »-« Allô ? Non, il n’y a pas de Sarah Croche, ici. Oui ? très drôle Jean-Pierre. Oui. A tout à l’heure. Comment ? Ca raccroche ? Oui, très fin, Jean-Pierre. »-« Ah, oui, Tata ;a bientôt donc , embrasse bien fort Titine. Comment ça Nicolas Sarkozy. Oh, pardon monsieur le président.Non, je n’ai pas enregistré « Mystères ». Non. Par contre, j’ai « Thalassa ». Très bien. Un dîner avec Alain Krivine. Parfait. Je m’occupe du traiteur. J’achète les croissants et j’arrive. Mais non. Pas du tout. Vous n’aurez qu’à faire 10mn de footing en plus. C’est cela »-« A tout de suite donc. Ah ? Tata. Non je le disais à Sarkozy. Oui, au revoir Tata »-« Oui, donc jeudi, 20h, monsieur le président ?Philippe ? Oui vous me l’avez dit que vous ne pouvez pas jeudi. Très bien. Je disais cela à Sarkozy. Non, Philippe je ne lui demanderai pas si il a poste de garde républicain »-« Comment ? Sarah Pelle ? Ah, ah , ah. Très bon, Jean-Pierre. Oui, faut me laisser maintenant. »-« Bon ça suffit maintenant Jean-Pierre !Rachida Dati ? Comment ? Votre chauffeur a démissionné ? Prêter ma voiture ? C'est-à-dire que c’est un peu délicat…Allô ? Rachida ? Rachida ? »-« Oui ? Allo ? Qui ? Arlette Laguiller ? Vous aussi ? Comment ? Un pain au chocolat ? Très bien. On va bien s’amuser tout à l’heure. Non, je dis, on va se régaler. Oui. Au revoir »-Allô ? Monsieur le président ? Oui. J’arrive. Comment ? Vous n’en pouvez plus. Le stress, la fatigue. Oui, c’est terrible. Comment. Vous dîtes que j’ai de la chance d’avoir un job aussi tranquille. Oui, vous avez bien raison… »

08 juillet 2007

Un peu d'Histoire

Un peu d’Histoire

Décidemment, les temps sont durs. Après la liberté d’expression c’est Son Altesse Sérénissime Alain Rémond que l’on veut assassiner, comme il le raconte cette semaine dans « Marianne ». Qui conduisait le scooter qui, grillant un feu rouge manqua de peu les pieds du génial chroniqueur alors que celui-ci allait de son pas leste et gracile traverser le boulevard de Magenta, sur le passage pour piétons ? Qui se cachait sous le casque de l’étrange policier à la poursuite du scooter et qui lui aussi, faillit foncer dans le fleuron du journalisme français ? Un marchand de cintres ? Un professeur de textique ? Un militant UMP ? Nos services en tous cas, mènent l’enquête.

Cette triste double tentative de meurtre nous amène tout naturellement et par un mouvement de la pensée brillant à un sujet qui lui est fortement lié. En effet comme vous le savez peut-être, en ce mois de juillet 2007, nous commémorons le 93eme anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès, le père du socialisme français, ce qui vous vous en rendez maintenant compte, n’a que très peu de rapport avec le paragraphe précédent, trompés que vous avez été par la périlleuse transition entre les deux. Or, disais-je, pour commémorer, il vaut mieux savoir de quoi on parle. Ainsi mes amis, aujourd’hui, en ce bel été, un peu d’Histoire ne nous fera pas de mal. Sortez vos cahiers et vos stylos, notez, en bleu, s’il vous plaît, Berthin, retournez à votre place immédiatement, je ne veux rien savoir, sinon c’est l’heure de colle.

Il est 8h15 quand Jean Jaurès, flâne dans l’aéroport d’Orly. En forme après ses vacances à l’Ile Maurice, le porte-parole du monde ouvrier appelle un taxi pour regagner Paris par l’A6, s’installe sur la banquette et commence à feuilleter « Points de Vue-Images du Monde ». Il descend Rue Montmartre, puis l’appétit venant, s’installe au Café du Croissant. Tout en savourant quelques viennoiseries il engage la conversation avec Monsieur Rastowkilof, dit « Lulu », le patron des lieux, parle avec lui de choses et d’autres, de l’été pourri, du prix du tabac, de la famille, de politique, des résultats décevants du PSG. Jean Jaurès, pour « se délasser », demande alors à Lulu s’il peut prendre un bain, le Café du Croissant faisant également un hôtel convenable. Peu de temps après, il s’installe dans la baignoire et continue sa lecture passionnante, quand soudain, il voit avec stupéfaction surgir dans la pièce son fils, Louis-Léopold. « Que fais-tu là ? » lui demande Jean. Mais celui-ci n’a pas le temps de répondre car à l’instant, Charlotte Corday vient de sortir de sa cachette où elle se terrait et se précipite à présent sur Jaurès père et le poignarde en plein cœur. « Tu quoque mi fili ? » s’exclame l’ancien député du Tarn, ce à quoi son fils lui répond, pris de remord : « Père gardez vous à gauche, père gardez vous à droite ! ». Mais trop tard, Ravaillac s’extirpe de l’ombre et plante son couteau à l’endroit susmentionné, puis en s’adressant à Corday : « Madame, vous voyez que vous n’avez pas le monopole du cœur ! ». « Pâturages et labourages sont les deux mamelles de la France » lui répond Charlotte. Alors, dans l’obscurité de cette très vieille salle de bains au murs de roche quasi-moisis, Jean Jaurès, mourrant, rassemble ses ultimes forces et dans un dernier souffle susurre : « Du haut de ces pierres humides, quarante siècles vous contemplent. Ah liberté ! Que de crimes commis en ton nom…euh…. Ich beine ein… »Trop tard, le fondateur de l’Humanité s’est éteint, son corps vacille et glisse sur le côté, tachant irrémédiablement la tête du Prince Honoré de Westphalie, souriant sur la couverture du magazine ouvert d’une sombre goutte de sang. Lee Harvey Oswald, jusque là en retrait, s’approche alors de la dépouille du grand homme, le contemple quelques instants puis, remarquant un léger détail, déclame gravement un « Il me semble qu’il est plus grand mort que vivant. ».

Et oui, mes chers amis, c’est ainsi que mourut Jean Jaurès le 31 Juillet 1914, dans des circonstances encore trop mal connues. La suite de cet évènement est quelque peu plus joyeuse, puisque les coupables ont tous été retrouvés, suite à l’enquête menée de main de maître par le commissaire Vidocq et qu’ils ont été justement incarcérés au château d’If, à Sainte-Hélène.

Prions pour que l’Histoire ne soit pas qu’un éternel recommencement et que de tels assassinats ne se perpétuent plus de nos jours…

23 juin 2007

Jardinage

Jardinage

Le printemps se termine et déjà l’été pointe le bout de son nez si tant est que la saison délicate des jeux de plage sur la Côte d’Azur et des rediffusions sur TF1 puisse posséder un quelconque appendice nasal.

C’est le temps où il n’y a plus de fruits sur les arbres du jardin, des mauvaises herbes près des bosquets et un ventilateur sur Mamie Paulette, on ne sait jamais. C’est pile poil le moment, les amis, de faire un bon coup de jardinage. Suivons l’exemple de deux messieurs très rigolos, Messieurs De Carolis et Schlesinger.

Les pauvres, leur jardin est tout en désordre, ça pousse partout, la chienlit pullule, c’est affreux, ce qui rend tout triste nos deux copains. Mais pas de panique, avec leur super sécateur et leur désherbant extra, Messieurs De Carolis et Schlesinger ces deux bougres, peuvent enfin remettre un peu d’ordre dans leur potager. Ils coupent les herbes folles et les branches qui dépassent puis replantent du zoli gazon tout lisse et tout pareil, partout. Cependant quelques esprits grognons viennent embêter les gentils, Messieurs De Carolis et Schlesinger. Les vilains raleurs leur disent que eux, ils aimaient bien quand c’était tout pas beau et pas rangé, les pauvres idiots. Ils sont vraiment inconscients, je trouve, de dire des choses comme ça. Par exemple, les méchants ronchons se plaignent de la suppression d’ « Arrêts dur Image » et de « La Bande à Bonnaud » respectivement sur France 5 et sur France Inter, la déférence. Voyons ? Ce n’est pas raisonnable, il faut être grand garçon, laissez moi vous expliquer avec plus d’objectivité que Jean-Pierre Elkabbach pourquoi, mes amis, il ne faut vraiment pas regretter ces deux affreuses émissions, heureusement prochainement hors d’état de nuire, grâce à nos deux copains De Carolis et Schlesinger, c’est bien fait pour eux.

Tous les dimanches midis, une bande de fieffés ricaneurs se réunissaient sur France 5 pour se gausser de choses aussi importantes et sérieuses comme l’impertinence des médias et leur censure avec une mauvaise foi très orientée politiquement, bande de sales gauchistes. Heureusement, Monsieur De Carolis est passé par là et a dit que tout ça, hop là, direct poubelle, adieu Schneidermann, remballez tout, je veux plus voir ça ici. Admettons qu’il avait bien raison. D’une part, le créneau de l’insolence sarcastique envers le pouvoir médiatico-politique était déjà, sur France Télévision, occupé par Michel Drucker, ça faisait doublon et d’autre part, le dimanche, par effet de contrastes, la clique à Schneidermann, ça faisait vraiment médiocre comparé à l’excellente « Chance aux Chansons » de l’incroyable Pascal Sevran à la même heure.

Et oui, mes amis, vous comprenez à présent que les critiques envers M. De Carolis sont totalement injustes et abominables. Il a juste fait consciencieusement son travail, et l’on ne l’en remerciera jamais assez. Tout comme Monsieur Schlesinger.

Monsieur Schlesinger, il est patron de France Inter. Jusque là, grâce à lui, tout va bien à la Maison de Radio-France, les ondes sont paisibles et les oreilles des auditeurs bien tranquilles.Mais patatra, voilà que subrepticement, la racaille socialo-communiste s’introduit Avenue Kennedy. Alors, notre pauvre ami, il essaie de résister à l’envahisseur marxiste.Il fait ce qu’il peut, par exemple, pour tenter de subir le choc bolchevique, il met Jean-Marc Sylvestre à l’antenne qui est le meilleur économiste de France, sinon il ne serait pas invité chez Jean-Pierre Pernaut, (Jean-Marc Sylvestre d’un côté et « La Bande à Bonnaud »+Didier Porte+Daniel Mermet de l’autre, ça fait une petite moyenne). Justement, Daniel Mermet, le méchant, l’immonde, le terrible cloporte d’Outre-Oural qui va venir si tu manges pas ta soupe, Monsieur Schlesinger, il arrive à l’exiler à des heures creuses, youpi, hourra. Seulement, le destin s’acharne contre le pauvre Schlesinger car pour remplacer l’affreux jojo léniniste, il met sur les ondes une bande de petits rigolos de 16h30 à 18h00. Au début, tout va bien, un chroniqueur est du « Figaro » et une journaliste de LCI mais, très rapidement, sous couvert de parler intelligemment et en s’amusant de la culture sans que ça tombe dans le « France Culture en partenariat avec le Théâtre Géneral d’Indre et Loire ont la joie de vous présenter la lecture des oeuvres complètes du célèbre Andranov Tchépakiev suivi d’un débat avec Jean d’Ormesson… », très vite donc, « La Bande à Bonnaud » se révèle un sombre repaire d’affreux gauchistes. Frederic Bonnaud y invite beaucoup, trop, d’intellectuels soviético-stalinistes , Arnaud Viviant et Philippe Collin pouffent à mots couverts du Président-Bien-Aimé et le chroniqueur sportif parle plus de politique que de football. Ces derniers temps, ça empira , ils diffusaient les insolents « La Voix Off et Polemix » et on ne se cachait plus pour se moquer de LUI.

De plus, un malheur ne venant jamais seule, la « Bande à Bonnaud », outre son activisme insupportable, a un gros problème d’audience puisque, rendez vous compte, elle est derrière les « Grosses Têtes » .

Vous savez, cette émission de RTL, fraîche, dynamique, intelligente, où l’on parle sans complexe de culture, des médias, de politique et des problèmes liés au fait d’habiter Loche. Vous connaissez RTL au moins ? Mais si, la radio innovante et créative, impartiale et salutaire où officient Julien Courbet et Jean-Pierre Foucault. Sans parler de Jean-Michel Aphatie. Le gars incorruptible, qui fait trembler les politiques de tous bords et dont on se demande justement de quel côté est-il. Moi, franchement, j’hésite ; est-il sarkozyste tendance Fillon ou sarkozyste tendance Hortefeux ? Comme dirait Gotlib, the suspens is very insoutenable.

Bref .Face à cette situation, Monsieur Schlesinger,en homme honnête a fait son travail honnêtement. L’affreuse bande gauchistes va être désormais remplacé par le formidable Yves Calvi*. Adieu les discussions philosophiques et artistiques poil à gratter, adieu la culture, adieu l’impertinence, bonjour la tranquillité, le repos intellectuel, le calme neuronal, l’ennui, .Tout est donc bien qui finit bien dans le meilleur des mondes grâce à Messieurs De Carolis et Schlesinger. Encore Merci**.

*Yves Calvi présente une émission sur France 5 (« C’est dans l’air »), une sur France2 (« Mots Croisés »), une sur France 3 (« Le Grand Concours de l’Histoire »), et bientôt donc une sur France Inter. Yves Calvi est également pressenti pour remplacer Béatrice Schönberg au 20h et Marie Drucker pour « Soir 3 », et l’on murmure qu’il pourrait reprendre « Des Chiffres et des Lettres », « Thalassa », « On a tout essayé », « Questions pour un champion », la météo et « Point Route ».

**Non, je plaisante. Ecoutez « La Bande à Bonnaud », cette semaine (du lundi au jeudi, de 16h30 à 18h00) et signez la pétition ici.

17 juin 2007

Puce

Puce

Décidemment, que ferait on sans Alain Rémond ? Oui, mes amis, sans Lui, comment pourrait-on être si bien informé des turpitudes malveillantes de la vie quotidienne ? Sans Lui, s’indignerait on encore des poussées sécuritaires administratives ? Sans Lui bataillerait-on contre l’emprise maléfique des cintres ? Sans Lui, avec qui discuterait Guy Konopnicki dans l’ascenseur ? Personne, je vous le dis (certes Guy Konopnicki pourrait sûrement trouver un autre compagnon d’ascenseur, mais pourrait-il entendre dans la bouche de ce dernier des propos équivalents aux fulgurances brillantes d’Alain Rémond ?).

Bref, au cas où vous ne liriez pas « Marianne », sachez que SAS s’en est pris, après le sarkozysme-tue-Ginette, au sarkozysme-tue-Carte-Orange. « Ca fait peut-être beaucoup » me diriez vous. Ce à quoi je vous répondrais « Quoi ? » parce que là, vous m’avez pris à l’improviste, ça surprend, je m’y attendais pas. Et puis tout de suite après, je me serais ressaisi et je vous répondrais avec brio et compétence « C’est celui qui dit qui est ».

Donc Alain Rémond est contre la nouvelle carte Navigo qui permettra dès 2008, en remplacement de la carte Orange à un usager du métro parisien de payer plus facilement, au prix toutefois d’être suivi à la trace par une petite puce. D’où l’émoi d’Alain Rémond contre cette nouvelle illustration de l’état d’esprit du sarkozysme triomphant.

Certains trouveront ce comportement réactionnaire, anti-moderniste, idiot ou ridicule comme une pub pour Arte sur France Inter (je ne sais pas si vous les avez entendues, c’est assez grotesque ; pour annoncer à la radio un film diffusé le soir sur la chaîne franco-allemande, ce qui en soit, me dépasse, au lieu de faire écouter des extraits dudit film, Arte préfère faire jouer avec un naturel tout à fait gracieux une saynète en rapport avec le film. Exemple : Pour annoncer un reportage sur la dérive populiste en Europe, voici ce qu’on entend : « Oui, dit un comédien, je suis au meeting d’un homme politique qu’on a souvent taxé de populisme. Pour mieux comprendre, rendez vous sur Arte à 20h40. Voilà, voilà, voilà. Ou encore pour un drame sur la résistante allemande Sophie Scholl : « Alors, récite une voix féminine en chuchotant, vous avez le lieu de rendez-vous ? Oui, lui répond-t-on, ce soir à 20h40 sur Arte. »Vraiment faut être tordu pour imaginer des trucs comme ça).

Bref, je disais, avant d’être grossièrement interrompu par moi-même, je disais que oui, le combat d’Alain Rémond contre le flicage et la surveillance à outrance est légitime. Alors mes amis, dîtes oui au gambadage* des souris dans « Marianne » et non à l’honteux Pass Navigo !

Et comme le dirait SAS dans son désormais célèbre appel du 12 Juin, « Vive la Carte Orange libre ! ».

*Aux esprits chagrins qui me feraient ultérieurement remarqué que le mot gambadage n’existe pas, je leur dirait que ce n’est pas ça qui m’arrête.

04 juin 2007

International

International

Alors que la mobilisation pour la sauvegarde des souris de « Marianne » ne faiblissait pas, on apprenait, joyeusement surpris , par Alain Rémond, que les espagnols étudiaient le français avec un manuel contenant, c’est fantastique, des textes de SAS, himself (ou él mismo, pour coller au sujet). Oui mes amis, vous avez bien lu, des textes d’Alain Rémond figurent dans des livres hispaniques d’apprentissage du français. Enfin ! , me direz vous, enfin, le philorémondisme s’exporte, enfin les écrits rémondiens peuvent être lus partout, en Europe, en Asie, aux Amériques, en Afrique et pourquoi pas dans le Pas de Calais. Mais après tout n’est elle pas normale et bienheureuse l’internationalisation et l’oeucuménisation d’Alain Rémond ? Le message qu’il véhicule n’est il pas transculturel ? Notre mission n’est lle pas le rayonnement intergalactique du philorémondisme ? Ce sont , je dois le dire, d’excellentes questions mais dont la formulation n’est que pure rhétorique dans la mesure où je connais déjà la réponse et où je me passe totalement de votre avis.

En tous cas, face à cette universalisation du philorémondisme, Monsieur Jean Edmond Le Crouchard, qu’on ne présente plus a réuni en session extraordinaire le Haut Conseil pour le Rayonnement Intergalactique d’Alain Rémond.

Devant ses collègues et dans le fameux hémicycle du Boulevard Mireille Mathieu, notre bien aimé doyen a présenté son tout nouveau projet : l’Internationale Philorémonde, réunion universelle des philorémonds. Après une heure de débat, le texte a été adopté dans une atmosphère tendue, habituelle des moments où l’Histoire se met en marche.

Monsieur Le Crouchard a aussitôt été nommé par lui-même président du Comité Internationale et Intergalactique Philorémond et son frère Edouard occupe lui les fonctions de vice-président, la présidence d’honneur revenant à Alain Rémond, comme il se doit. Monsieur Hans Van Peremersh s’occupe lui de la mise en place des comités locaux. Monsieur Le Crouchard, a conclué la séance historique par un retentissant « Philorémonds de tous les pays, unissez vous ! ».

28 mai 2007

Pétition

Pétitions

Le choc des révélations faîtes par Alain Rémond a bouleversé beaucoup de personnes. En effet dans le numéro de « Marianne » de cette semaine, il racontait comment de sinistres individus, des « hommes en blanc » allaient bientôt exterminer sans vergogne la colonie de sympathiques souris des locaux de « Marianne », toutes surnommées « Ginette » par notre chroniqueur favori. Et ce dernier de s’interroger : « Allons nous collaborer au sarkozysme tu-Ginette ? ». « Non » a répondu Jean-Edmond Le Crouchard, l’infatigable doyen du Haut Comité pour le Rayonnement Intergalactique d’Alain Rémond.

Alors, mes chers amis philorémonds, si vous aussi n’acceptez pas le massacre des souris de « Marianne », imprimez cette pétition, signez la, faîtes la circuler et envoyez la à :

« Sauvez Ginette,

Avenue Baba
Perechnouok

Nous les transmettrons alors aux autorités compétentes, à savoir, la rédaction de Marianne, Bernard Kouchner et Bernard –Henry Lévy, amateurs de causes humanitaires et enfin Super Juppé, qui après avoir la semaine dernière sauvé la planète, trouvera bien le temps entre deux conférences à l’ONU, de s’occuper de la cause animale, autre compétence de son ministère.

¤OUI, je m’oppose au crime souricide en train de se pérpétrer dans les locaux de « Marianne ».

¤NON, je ne comprends pas que l’on puissse rester indifférent face à cette tragédie.

¤PEUT-ETRE, vu l’ampleur de l’abomination, aurait-on du s’en occuper plutôt.

NOM/ SIGNATURES

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20 mai 2007

Gouvernement


Gouvernement





(ci-contre, photo de famille pour les quinze nouveaux ministres)

Agence France Philorémond-Massigny-12h : Deux semaines après avoir été élu, Monsieur Le Crouchard vient enfin de nommer son gouvernement, objet depuis le 6 Mai à tous les fantasmes et à toutes les rumeurs .

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce gouvernement est original.

Il est dirigé par une femme, du jamais vu, Madame Andrée Gallipotin, la consensuelle présidente du club « Poterie et Macramé Philorémond ».

Il y a 15 ministres, tous des hommes, ce qui a été beaucoup reproché. Ils viennent souvent de la société civile et s’occupent de ministères aux compétences redécoupées. Parmi eux, on trouve des fortes personnalités (Charles-Amédé Chabert-Patelot, Jean-François Khan…). Enfin, c’est un gouvernement d’ouverture, en effet on y trouve d’anciens adversaires de Monsieur Le Crouchard, comme son beau-frère ou son contrôleur fiscal.

Les voici donc :

-Madame Andrée Gallipotin : Premier Ministre

-Monsieur Pierre-Jean-Pierre de Lapaffet : Ministre des tas, ministre des affaires problématiques

-Monsieur Francis Bœuf-Karott (ex-inspecteur principal) : Ministre de la peau lisse, des cintres et des contraventions flagrantes au bien-être des citoyens.

-Monsieur Jacques Baluchard (ex-procureur général) : Ministre de la Justice

-Monsieur Gilbert Van Robert : Ministre des Petits Fours et de la représentation internationale

-Monsieur Chabert-Patelot : Ministre des admirateurs de Guy Konopnicki

-Monsieur Piotr Pinchon : Trésorier Géneral et ministre des patronymes risibles

-Monsieur Alfred Tufolkor (maire de Roquefort-les-Gariguettes) : Ministre de la Culture, de l’Agriculture, des Pommes de Terre et des radis noirs

-Monsieur Philippe-Henri Darbier (ex-proviseur du lycée national) : Ministre de l’Education

-Monsieur Philibert Nabrousif : Minsitre de la Textique

-Monsieur Gilbert Henri de Renay-Gui : Ministre des numéros impairs et des hautes fonctions administratives grotesques

-Monsieur Robert Pourpillon : (ex-rédacteur en chef de « L’Echo de La Rillette ») : Ministre de la Bonne Parole, de la Propagande et de la promotion de l’indépendance journalistique, Porte-Parole du Gouvernement

-Monsieur Félix Pouillopars : Garde des Sots

-Monsieur Jean François Khan : Ministre des Rédacteurs en chef petits et chauves

-Monsieur Olivier Lefé : Ministre des Téléspectateurs d’Arte

-Monsieur Alexandre Dubois-La Rose : Ministre des Ministres

Les ministres prendront leur fonction demin et se réuniront en conseil le même jour, pourde laisser le temps à notre doyen bien aimé de revenir d’Ibiza où il prenait quelques jours de vacances.

07 mai 2007

Victoire

Victoire

Agence-France-Philorémond :Massigny-22h :Il est un peu avant 20h, hier place de l’Amiral à Massigny-sur-Loire. Les passants et les fans-clubs des candidats attendent avec impatience la proclamation des résultats. Tout le monde est un peu sur les nerfs, les interminables émissions politiques n’en finissent plus de ressasser les chiffres de la participation, multipliant les duplex inutiles (Oui, Patrick, je suis en direct de la maison de campagne du voisin de la belle-mère du favori de l’élection doyennale) et les paroles vides pour meubler. Après un compte à rebours spontané, enfin apparaît la tête familière de Pierre Michalichon, président de la fameuse Commission Pour Vérifier Que C’Est Pas Truqué (CPVQCEPT). D’une voix grave et solennel, le nœud papillon, vibrant, il déclame le traditionnel « Habemus Presidentem ; c’est Jean Edmond Le Crouchard, avec 51% des voix ». aussitôt des « hourras » et des « oh, non » se font entendre.

Les partisans de Madame Papapopoulos, la candidate malheureuse vont retrouver leur favorite au bar « Chez Robert » où elle tient son ultime meeting, battue mais résignée.

Les supporters du gagnant, eux, ont investi en masse la belle Place de des Grands d’Espagne, où Jean-Edmond Le Crouchard qui succède donc à lui-même au poste de doyen du Haut Conseil pour le Rayonnement International d’Alain Rémond s’est fendu d’un émouvant discours pour se féliciter d’une « victoire historique ». Dans les milieux autorisés, on murmure que le gagnant se serait exclamé en voyant les résultats « Youpi. Tagada tsoin-tsoin. » tandis que sa femme ,Yvette aurait, information à mettre bien sûr au conditionnel devant l’incertitude trouble qui entoure ce qui n’est qu’une rumeur, « Bof, au moins, pendant qui fait ça, il est pas au bistrot. »

La soirée s’est achevé tard dans la nuit pour tout le monde, Philippine Papapopoulos et ses partisans tentant d’oublier leur défaite chez « Robert », alors que Jean-Edmond Le Crouchard et ses proches allaient dîner au « Homard Rutilant » , haut lieu bien connu du prolétariat populaire.

Ainsi commence donc le nouveau mandat de notre nouveau doyen, élu pour 5 ans, qui, on n’en doute pas, saura rapidement se remettre au travail avec le zèle qu’on lui connaît.

06 mai 2007

L'heure du choix

L’heure du choix

Que choisir ? Tout dans la vie est affaire de choix. De sa naissance à sa mort l’homme (je dis l’homme, c’est générique, la femme ; les enfants et les militaires sont également concernés) est confronté à des choix : Fromage ou dessert ? La bourse ou la vie ? Le sabre ou le goupillon ? La gauche ou la droite ? France 2 ou TF1 ? Un chef d’état rassembleur et efficace ou Nicolas Sarkozy ? Bref, vous l’aurez compris, ou non, il faut à chaque instant choisir.

Je crains que cela soit également le cas aujourd’hui pour vous. En effet, cee jour vous devez peut-être aller voter pour votre candidate préférée, mais vous allez également devoir choisir qui sera le doyen du Haut Conseil pour le Rayonnement Intergalactique d’Alain Rémond.

Comment faire ? Rien de moins compliqué. Vous laissez un commentaire sur ce message avec le nom de votre candidat(e) préféré(e).Vous n’avez que peu de possibilités, soit vous écrivez « 1 » pour Jean-Edmond Le Crouchard, « 2 » pour Philippine Papapopoulos ou encore « 3 » pour blanc. Ajoutons que si vous avez des racines corses ou que votre femme s’appelle Xavière, évitez tout de même de voter deux fois, on saura tout de suite que c’est vous.

Les résultats seront connus dès demain matin. En espérant une participation nombreuse mais irréprochable, je vous dit bon courage pour ce soir.

30 avril 2007

Entre-deux tours

Une semaine de campagne

Agence-France-Philorémond-18h : Après le premier tour du 22 Avril et en vue du deuxième le 6 Mai, les deux candidats au poste de doyen du Haut Conseil pour le Rayonnement International d’Alain Rémond ne se ménagent pas.

Ainsi, Madame Papapopoulos fait tout pour récupérer les voix du troisième homme, Ambroise Cappulkin. Elle a même débattu avec lui sous les caméras, à l’hôtel « The Red Tractor ».Malgré une bonne ambiance et de nombreuses convergences sur beaucoup de sujets, les deux débatteurs ont eu quelques points d’achoppement , ne s’entendant pas sur un certain nombre de questions comme l’économie, le social, l’international, l’Europe, l’écologie, l’emploi, le logement, la sécurité, les institutions, le pouvoir d’achat, la Sécurité Sociale, la qualité des émissions de Laurent Ruquier et la date de la bataille de Stalingrad. Détails, donc…

M. Le Crouchard, l’autre finaliste, enchaîne les meetings, les déplacements, pas comme sa rivale qui fait rien qu’à faire des trucs bassement politiciens dans des palaces hors de prix, alors que lui, il est sûr le terrain.

M. Le Crouchard a décidé d’adopter une toute autre attitude que Madame Papapopoulos concernant les électeurs de Monsieur Cappulkin ; démentant les accusations de « pression » sur Monsieur Cappulkin et ses électeurs, il, a déclaré : « C’est ridicule. Nous ne menaçons pas du tout monsieur Cappulkin et nous ne l’invitons pas à se rendre lui et ses proches, seuls et désarmés, chez « Robert », ce soir à 20h00. J’ai envie de lui dire que nous ne savons pas qu’il habite au 24 de la rue Marcellin ni que sa femme vient chercher ses enfants tous les soirs devant l’école de la rue du Palais à 16h32 en Renault 18 ni que il a subi récemment un contrôle fiscal inexpliqué. Je ne suis pas comme Madame Papapopoulos qui fait de la politique à coup d’insultes et de menaces, cette idiote ».

Fort de son talent incroyable et de son charisme exeptionnel, Monsieur Le Crouchard a rempli la salle municipale de La Rillette sur Haurge, 500 000* personnes s’étant pressées à l’intérieur pour écouter, notre héros, enfin…leur héros, le notre, le votre, Monsieur Le Crouchard, donc.

Il reste en tous cas une semaine aux deux finalistes pour tenter de convaincre. Le moment fort en sera le débat, qui verra, à coup sûr, Madame Papapopoulos s’embourber dans ses phrases ridicules et le triomphe de Monsieur Le Crouchard, notre futur doyen. Jusque là, chers amis, ne doutez pas que nous garderons notre indépendante neutralité et notre liberté de ton.

*Source TF1/Le Figaro/LCI

23 avril 2007

Résultats

Résultats

MASSIGNY (Agence France Philorémond)-7heures : Après comptage, recomptage, rerecomptage, palabres, disputes, échauffourées et quelques instants passés chez « Robert », Monsieur Pierre Michalichon, président de la fameuse Commission Pour Vérifier Que C’Est Pas Truqué (CPVQCEPT) a officiellement annoncé les résultats du premier tour des élections doyennales.

Sur un total de 458 voix, Madame Papapopoulos en recueille 224 soit 48,9% des voix. Elle est suivie de Monsieur Le Crouchard qui totalise 101 voix , ou 22% des électeurs. Viennent ensuite Messieurs Cappulkin et Durateau avec respectivement 96 voix (20,9%) et 10 voix (2%). Les personnes qui ont voté blanc sont au nombre de 25 et représentent 5% des suffrages ; il n’y a pas de nul.

Les réactions furent comme c’est le cas en pareil occasion, très nombreuses. Celles des intéressés, tout d’abord. Les vainqueurs qui s’affronteront le 2 Mai en un traditionnel débat télévisé ont jubilé toute la soirée : « Yvette, sort le mousseux ! » aurai déclaré Monsieur Le Crouchard devant ses partsians et sa femme, Yvette, donc.

Madame Papapopoulos, elle n’ a pas fait de commentaires, laissant son compagnon, Jacques Pays-Bas, s’exprimer : « C’est génial. Bravo. Excusez, moi, je vais voir le match sur Canal. »

Les perdants, eux, se sont faits moins loquaces. Ainsi, Monsieur Cappulkin, le malheureux troisième homme de cette élection, dont dépend le résultat du deuxième tour, a déclaré , visiblement défait : « Je vais prendre la porte. Le meilleur de la porte de droite et le meilleur de la porte de gauche parce qu’il y en a assez de ces luttes entre d’une part, la droite … » , réservant sa consigne de vote à plus tard.

Enfin, Monsieur Durateau, s’est fait virulent pour expliquer son cuisant échec : « C’est uniquement la faute du vaste complot international dirigé par des judéos-bruxellos-communistes, partisans d’une immigration débridée qui vient détruire l’identité de ce pays déjà fortement mise à mal par les francs-maçons européens et…. ».

La campagne pour le second tour des élections doyennales débute donc aujourd’hui et s’achèvera le 6 Mai avec le vote pour le second tour qui verra s’opposer Philippine Papapopoulos et Jean Edmond Le Crouchard. Tout au long de ce laps de temps, il y aura pour aider les électeurs à faire leur choix, des interviews et bien sûr le grand débat du 3 Mai.

22 avril 2007

Scrutin

Chaque chose a une fin, sauf peut être les interviews de Nicolas Sarkozy par Jean-Pierre Elkabach, mais enfin, bon, généralement, ça se vérifie. La preuve, aujourd'hui, avec cette campagne pour le premier tour des élections doyennales, puisqu'elle s'achève ce jour grâce à, devinez quoi, vous,et votre vote. Et oui, chers amis, vous pouvez peut-être voter en ce 22 Avril, pour les présidentielles, mais vous devez surement voter aujourd'hui pour les élections doyennales. Vous avez eu la possibilité tout au long de ces derniers jours de vous forger une opinion, voici venu le temps, non pas comme le disait Jean Paul Sartre ou Chantal Goya, je ne sais plus, des"rires et des chants" mais du vote. Comment faire me direz vous. Rien de plus simple, vous laissez un commentaire sur ce message en cliquant, à la fin de ce dernier sur le "O comments". Ensuite vous écrivez:
-1 pour Jean-Edmond Le Crouchard
-2 pour Ambroise Cappulkin
-3 pour Philippine Papapopoulos
-4 pour Thibaudin Durateau
-5 pour le vote blanc

Ajoutons que contrairement à la Star Academy, c'est gratuit.

18 avril 2007

Sondage

Si vous faites partie des 63,02% des français qui trouvent que les sondages sont bidons ou des 23,05% qui pensent qu'ils influencent négativement l'opinion, vous serez très heureux d'aller ici...

10 avril 2007

Election

Dans une quinzaine de jours, vous irez peut être dans votre bureau de vote, choisir qui sera le prochain chef de l’Etat.

Cependant, le dimanche 22 Avril, vous aurez en plus la possibilité de voter virtuellement pour élire le nouveau doyen du Haut Conseil pour le Rayonnement International d’Alain Rémond. Pour cela, rien de plus simple, le jour dit, entre 0h01 et 23h59 vous pourrez apporter votre voix au candidat de votre choix en laissant simplement un commentaire sur le dernier message en date avec le patronyme du postulant que vous avez choisi, mais tout cela vous sera bien entendu rappelé en temps utile.

Seulement voilà, si vous en aviez la possibilité, vous feriez plusieurs objections :

a)-« C’est quoi encore ce truc, si ça se trouve, c’est gratuit, mais après, je connais le truc, faut prendre un abonnement, et patati et patata… »

b)-« Non mais eh puis quoi encore, c’est ridicule ce machin, et puis j’ai pas que ça à faire le dimanche, j’ai coiffeur/manucure/dentiste/Téléfoot/Drucker (rayez la ou les mention(s) inutile(s)) »

c)-« Et puis d’abord, à quoi ça sert, ce bidule, en plus on connaît même pas les candidats. »

d)-« De toute façon, je vote jamais, sauf pour la Star Academy »

Permettez moi d’abord de déplorer la bassesse grammairienne de vos propos. Passons. J’entends vos remarques mais je répondrais respectivement que :

a)-C’est gratuit, pas besoin de s’inscrire.

b)-Ca ne nous regarde pas.

c)-Un peu de patience.

d)-Ca ne sert à rien, TF1 truque le scrutin

Une fois ces choses précisées, il est vrai que comme on l’a souligné, vous ignorez le nom, le programme, ou même la couleur des chaussettes des différents candidats à la fonction suprême.Les voici dans l’ordre (il faut que j’arrête, on dirait un questionnaire du Trésor Public) :

a)-Jean Edmond Le Crouchard, doyen sortant, du Parti du Consensus Révolutionnaire Modéré

b)-Philippine Papapopoulos, du Parti de l’Avenir Radieux

c)-Ambroise Cappulkin du Parti du Futur Joyeux

d)- Thibaudin Durateau du Parti des Lendemains Qui Chantent

Pour pouvoir faire votre choix le jour dit, sachez que tout au long du laps de temps restant une présentation sera faite de chaque candidat.

En espérant une participation nombreuse.

01 avril 2007

Anniversaire


Anniversaire

(Légende : A -Jean François Kahn ou Bruce Willis, on ne sait pas ; B- Guy Konopnicki ;C- Maurice Szafran ;D- François Bayrou, E -Alain Rémond)

Cette semaine, bon nombre de lecteurs de « Marianne » ont cru avoir fait une erreur et avoir acheté, non pas leur hebdomadaire préféré, mais « Gala » : doubles pages entièrement couvertes de photos mauvaises de célébrités en train de manger des petits fours, légendes ornées de noms de personnalités… Après vérification, il s’agissait juste d’un reportage sur la fête des 10 ans de « Marianne » (voir la photo tirée dudit magazine). En effet, pour cet anniversaire, l’équipe de Jean François Kahn n’a pas fait les choses à moitié : tout le gratin parisien invité (il y avait même, la classe, Jean François Derek) au Cirque d’Hiver, en tout, 4000personnes, des buffets signés Bocuse, Ducasse ou Veyrat (tu m’étonnes qu’il y avait 4000 personnes), un expo, des discours et Michel Delpech. Pour l’occasion, Alain Rémond, dans le numéro de l’hebdomadaire consacré à cet événement, devient chroniqueur mondain, avec il est vrai, beaucoup moins de talent que Paul Wermus.


Beaucoup moins de faste et de paillettes pour la soirée organisée par l’ « Echo de la Rillette sur Haurge ». C’était « à la bonne franquette » comme le dit Robert Pourpillon, le rédacteur en chef du quotidien qui fêtait ses trois ans et demi d’existence, « c’est une date », comme le dit M. Pourpillon. En tous cas, il y avait beaucoup de monde à la fête (32 personnes et 36 chiens ou chats) mais cependant beaucoup moins après que M. Pourpillon ait annoncé que le buffet n’était finalement pas de chez « Lenôtre » mais de chez « A la truie qui rie », célèbre traiteur de La Rillette. De nombreuses personnalités étaient présentes dont Jean Edmond Le Crouchard, le couche-tard doyen Haut Conseil pour le Rayonnement Intergalactique d’Alain Rémond, Gustave Lamicha, artsite-maçon ou encore Bertrand Poëloveck l’adjoint au maire délégué aux personnes âgées. La soirée s’est finit tout de même assez tôt, vers 20h45, « parce qu’après, y avait Sébastien à la télé » selon la formule de M. Pourpillon. Une manière de prouver que oui, la vie mondaine existe en dehors de Paris.

25 mars 2007

Littérature II

Littérature II

Il y a eut beaucoup de réactions postales à ma dernière chronique de la semaine dernière. Pour se donner une idée du contenu de ces missives, prenons en une au hasard, celle-ci par exemple :

« Charles Amédé Chabert Patelot,

Président du fan club extrémiste de Guy Konopnicki,

26, promenade Kassalda, 84000 Massigny sur Loire à Gilbert Trifouille,

Critique,

25, promenade Kassalda

84000 Massigny sur Loire

Objet : Etat fort négatif de mon contentement intérieur

Cher Monsieur,

La semaine dernière, ton papier, avec les copains, il nous a fait rire moyen. T’as parlé que du livre d’Alain Rémond et t’as pas vraiment été impartial. C’est le meilleur, et patati et patata. Pour te rattraper, pourquoi que tu parlerais pas du livre de Guy Konopnicki qui vient de sortir ? Hein, pourquoi pas ? En tous cas j’espère que tu vas le faire parce que sinon[…].

Veuillez recevoir, monsieur, l’expression chaleureuse,

de mes sentiments distingués ainsi que, éventuellement,

mon poing dans ta gueule.

Charles Amédé Chabert Patelot ».

Cher monsieur, c’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai reçu votre excellente proposition. Ainsi, chers amis, parlons de cet excellent bouquin qu’est « Elu », de Guy Konopnicki, futur Prix Nobel de Littérature.

Dans son livre vraiment super, l’auteur super qui écrit très très bien imagine que Le Pen est élu président de la République, mais c’est quand même vraiment super , tagada tsoin-tsoin, c’est formidable . L’histoire, pas du tout du tout invraisemblable est racontée avec des mots très très jolis et est vraiment très crédible, c’est vraiment super. Le livre que à côté, Littell, c’est de la gnognote, coûte à peu près 15 euros, c’est pas du tout cher, et puis on peut faire des efforts, youpi tralala boum, c’est aux éditions Hugo et c’est vraiment super.

PS ou UMP ou ce que vous voulez : Il est entendu que pour lire une critique plus l’objective de Konopnicki de « Marianne », il vaut mieux lire Christian Duplan de « Marianne », dans « Marianne ».

18 mars 2007

Littérature

Littérature

Par Gilbert Trifouille,

Critique.

Hier, comme chaque samedi, j’ai acheté « Marianne ». Et alors, me direz vous. Je vous répondrai que j’en suis à peine à la deuxième phrase et que pour l’instant, je plante le décor.

Donc, j’étais en train de lire « Marianne », je feuillette, quand, soudain, que vois-je, une pub pour un livre. Je regarde de plus près et je m’aperçois qu’il s’agit du formidable livre de l’exceptionnel Alain Rémond, que lui-même se bénisse, « Chaque jour est un adieu suivi de Un jeune homme est passé », 7 euros TTC, vraiment, c’est une affaire, ce prix là , pour le futur prix Goncourt, pour ce chef d’œuvre incandescent de la littérature française, dans la lignée de Proust, Malraux, Flaubert ou Hervé Villard, c’est donné*.

Sur le bandeau de réclame, il est inscrit outre qu’il ya déjà 120 000 lecteurs (le million, le million !) cette citation de l’auteur génialissime et grandiose : « Mon enfance, je pensais que cela n’intéresserait personne ». Admiratif et les yeux embués de larme, je me décidais après quelques instants à tourner la page. Là, surprise, il y a un deuxième bandeau publicitaire. Cette fois, c’est pour un livre de Jean Jacques Depaulis et Pascal Marchand qui s’intitule « Le dernier secret de Jacques Chirac » sous titré « La 1 ère enquête sur l’enfance cachée du président ». Tiens, tiens, me dis-je, mises à côté, ces deux pubs sonnent étranges. Comme si « Marianne » avait voulu, par un subtil effet de contraste entre le livre d’Alain Rémond qui raconte son enfance admirable et ce bouquin sur celle du président peut être honteuse, s’acharner un plus sur Jacques Chirac.

C’est dans ce contexte que je découvre une troisième pub pour… un tourne-disques ! Oui, un tourne-disque. Façon polie de la part de l’hebdo d’enfoncer le clou du cerceuil du président en lui rappelant son âge vénérable ?

En tous cas, le doute n’est plus permis p.77, oui, Marianne s’acharne sur Chirac. En effet, une autre pub, encore, lève le voile. C’est une réclame pour une BD intitulée « section financière », présentée sous la mention « Quand l’ombre de la corruption pèse sur le dos des hommes ». Ca vous rappelle quelqu’un ?

Certains me diront que ma démonstration est grotesque vous ridicule ou totalement tirée par les cheveux ou encore écrit sous les coup d’un manque criant d’inspiration, et qu’ils attendent de voir ça écrit dans « Le Figaro », le poids de l’ennui, le choc des paupières, pour vérifier. Peut être…mais peut être aussi que cela est vrai que « Marianne » s’en est vraiment pris de façon détournau chef de l’état.

En tous cas, face à ces multiples interrogations, le plus prudent est sans doute d’aller sans tarder acheter « Chaque jour est un adieu » de Alain Rémond, futur membre perpétuel de l’Académie Française.

*Que les esprits chagrins trouvent étrange le fait que Alain Rémond ait droit à de la publicité dans « Marianne » chassent ces basses pensées de leur esprit.

11 mars 2007

Allocution

Allocution.

Nous interrompons précipitamment nos programmes informatiques car on vient un l’instant d’apprendre que Jean Edmond Le Crouchard, l’infatigable doyen Haut Conseil pour le Rayonnement Intergalactique d’Alain Rémond voulait s’adresser à vous.

Mes chers amis philorémonds,

Mes chères amies philorémondes,

Bonsoir. Si je prends la parole à cet instant c’est pour réagir aux récents événements qui j’en suis sur, vous préoccupent.En effet, depuis que SAS Alain Rémond a révélé qu’il allait voter pour Ségolène Royal, un certain émoi a saisi la communauté philorémonde.

Je me fie aux propos indignés de M. Gilbert Henri de Renay-Gui, président de l’Association des Philorémonds de Neuilly sur Seine : « Saperlipopette. Parsembleu. Ventre saint gris. Flûte. ».

Je sais également que certains d’entre vous, à l’instar de Madame Andrée Gallipotin, du Club « Poterie et Macramé Philorémond », ont voulu, furieux, rejoindre M. Chabert-Patelot du Fan Club Extrémiste de Guy Konopnicki. Ils ont depuis vite déchanté car leur idole a exprimé la même opinion politique que SAS Alain Rémond.

On me rapporte aussi que cette tension palpable a parfois violemment tourné. Ainsi, j’apprends qu’il y a eut une bagarre dans une cabine téléphonique qui fit 12 blessés. Ou encore l’agression de M. Gontran Barbignon, le maire de Massigny, a coup de cure-dents. C’est intolérable. C’est inadmissible. Cela doit cesser. Il y a des bornes aux frontières de la limite que l’on ne doit pas franchir.

Face à ces nombreux problèmes, j’ai proposé que le Haut Conseil pour le Rayonnement Intergalactique d’Alain Rémond ne soutiendrait aucun candidat*et que les philorémonds pourraient choisir celle (ou celui, bien sûr, mais moins) pour qui ils voteraient

Ainsi, mes chers amis, tout rendre dans l’ordre (juste) sans excès de bravitude.

Jean Edmond Le Crouchard, doyen Haut Conseil pour le Rayonnement Intergalactique d’Alain Rémond.

*Je n’ai pas dit « candidate ».

04 mars 2007

Philosophie

Philosophie

Agence France Philorémond-MASSIGNY-12h : « La vie est-elle une bande d’annonce ? Et si oui de quoi ? » C’est ce que déclarait Alain Rémond dans la page 90 du n°515 de Marianne, paragraphe 6, ligne 102 à 103.

Jean Edmond Le Crouchard, l’increvable doyen du Haut Conseil pour le Rayonnement Intergalactique d’Alain Rémond a aussitôt proposé que cette interrogation rémondienne soit le sujet du traditionnel concours de philosophie du collège de Massigny sur Loire (13). Proposition bien entendu immédiatement adoptée par la vénérable institution.

C’est ainsi que samedi, les élèves massignois ont planché pendant deux 3 heures sur ledit sujet, en présence du maire, Gontran Barbignon, du proviseur, Philippe-Henri Darbier , de Jean Edmond Le Crouchard et de Marie Thérèse Cruchon , femme de ménage, qui faisait à ce moment les carreaux.

Après la durée de la composition, le public et le jury ont pu lire les copies, dans l’ensemble très bonnes.

Ainsi, celle du petit Louis Chabert-Patelot, dont le devoir, certes un peu bref, brille par la profondeur de sa pensée. Ainsi, à la question métaphysique, il a répondu « Oui. Non. Bof. »

Une concision du style très appréciée des correcteurs.

Léopold Van Peremersch, un jeune touriste d’outre Quiévrain de passage à Massigny, s’est lui aussi distingué par sa copie admirable. Le petit Léopold a en effet préféré effectuer une interprétation graphique du sujet à une longue dissertation. Dans un style dépouillé, il a dessiné, de façon quasi-schématique, une « maison et des bonhommes », le tout en dessous de la mention « Boum. Badaboum. Boum ». Une liberté de ton qui a beaucoup plu au jury.

Enfin, vers 11h30, il a fallu déterminer le gagnant. Le choix a été difficile mais c’est finalement Hubert de Lapaffet qui a décroché le premier prix, les mémoires complètes en trois volumes de Jean Pierre Raffarin, avec sa phrase sublime. Il avait en effet conclu son devoir par « Comme le disait Platon : “Pingouin dans les champs, hiver méchant. ” Je crois que cela répond assez bien au sujet. »

Un sens de l’à propos que les membres du jury ont justement récompensé.